Tentative d’historique de Cancer Campus, devenu Campus Grand Parc.

Élue sur le slogan « Moins de béton, plus de vert », la municipalité Tous ensemble pour Villejuif se heurte dès le mois de septembre aux premières réalisations de la ZAC Campus Grand Parc. Deux permis de construire sont à la signature, qui urbanisent un espace vert avec des tours de 30 à 50 mètres de haut. Occasion d’une remise à plat des projets de cette ZAC, en tenant compte du « nouveau monde » où la crise écologique et notamment climatique est désormais au premier plan de préoccupations de la population.

 

Pour contribuer à ce débat, j’ai tenté de recomposer l’historique de cette ZAC à partir des textes publiés sur les différents sites des écologistes villejuifois. Nous nous excusons pour le caractère parcellaire de cette information. Bien que le maire d’Arcueil, Daniel Breuiller, délégué à la ZAC par la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre, ait adhéré à EELV à l’occasion de régionales de 2012, il s’en est tenu strictement à la discipline de son exécutif  d’agglomération et au devoir de réserve : les écologistes villejuifois n’ont bénéficié d’aucune information privilégiée « de l’intérieur ».

 

Pour les lectrices et les lecteurs connaissant mal ce secteur de Villejuif : la ZAC (zone d’aménagement « concerté », hum…) a pour centre le Parc des Hautes bruyères qui s’étend du Nord au sud , à l’Ouest de la Ville. Au nord, la ZAC s’étend sur l’Institut du Cancer Gustave Roussy (IGR), et un peu au-delà dans des rues pavillonnaires, et même au delà de la départementale vers Arcueil (avenue Salvador Allende) pour inclure la cité HLM.

Outre le parc, elle inclut trois autres espaces verts :

  • la Redoute (ancien fortin de la guerre de 1870),
  • un golf abandonné dans la pente qui descend de la Redoute vers Arcueil,
  • et, au sud de la départementale vers Cachan (Ave de la République) , un vaste terrain dit des Maraichers qui comprend une exploitation horticole et plusieurs vergers, avec au sud de ce terrain les 103 parcelles des jardins familiaux de l’Epi d’or (4 hectares au total).

L’ensemble de ces espaces verts jouxtent l’autoroute A6 : personne n’avait jamais osé urbaniser aussi près de l’autoroute, de sa clameur, de ses gaz d’échappements.

Alain Lipietz

 

****

 

Octobre 2009 :  loi Sarkozy sur le Grand Paris. Les communes sont dépossédées de leur pouvoir d’urbanisme dans un rayon de 500 mètres autour des futures gares du Grand Paris Express, au profit de la Société du Grand Paris (SGP) qui développe les nouvelles lignes de métro… Sauf si elles présentent à l’Etat un « Contrat de développement territorial » (CDT) satisfaisant, concentrant, autour des stations du Grand Paris, soit des emplois, soit des logements, soit les deux.

La Sadev (aménageur traditionnel des municipalités  communistes du Val-de-Marne) publie sur son site une pré-étude : modeste urbanisation autour de l’Institut Gustave Roussy, « mordant » à peine sur les espaces verts.

 

Mai 2010 :  Dans le cadre de  ORBIVAL EXPOSE SES STATIONS organisé par le Conseil Général du Val de Marne, le cabinet  d’architectes Trévelo & Viger-Kohler met en ligne son projet de station de correspondance entre les lignes Rouge et Bleu (M15, M14) du Grand Paris Express, à 30 mètres de profondeur, dans le parc des Hautes Bruyères. On pourrait y descendre même à pied par d’idylliques sentiers arborés ! La suite montrera qu’il est impossible pour un métro, venant d’Arcueil-Cachan en passant sous la Bièvre,  de remonter à 30 mètres de la surface à cet endroit : il faudra un trou de 70 mètres de profondeur. 

Surtout, la video fait apparaitre à la dernière seconde un projet parfaitement inattendu d’urbanisation de la Redoute et de tout le nord-ouest  du parc, futur lot D2 compris. Ce projet d’acteurs mystérieux s’imposera contre vents et marées jusqu’en 2020. Toutefois, il n’y est encore question que de locaux d’activités, pas de logements :

 

Janvier 2011 : le projet d’un pôle de développement médical et scientifique, nommé Cancer Campus, est lancé autour de l’Institut Gustave Roussy au carrefour des futures lignes 14 et 15 de la SGP. Immédiatement est évoquée l’idée de le coupler avec une opération immobilière résidentielle.

 

Mars 2011 : La Sadev, société d’économie mixte d’aménagement, commence à menacer d’expropriation les pavillons au nord du projet. Elle n’a aucun titre pour cela, si ce n’est d’avoir réalisé une étude d’avant-projet. Les riverains se mobilisent, manifestent. Cette première réaction des riverains suscite les interventions politiques de tous les partis politiques : c’est les élections cantonales… Ce qui oblige la Sadev à modérer ses ambitions dans le nord.

 

Juin 2011 : D’autres  schémas du Projet Cancer Campus filtrent. Les jardiniers des Jardins familiaux de l’Epi d’Or constatent avec indignation qu’un tiers des jardins sont sacrifiés à l’implantation de la Faculté de la pharmacie déménagée de Chatenay-Malabry. S’engage une bataille complexe  . Le délégué à la ZAC pour la CAVB, Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, obtiendra de la Sadev que les Jardins soient épargnés, et intégrés dans le projet Cancer campus lui-même.

 

26 sept 2011 : la ZAC Cancer Campus est créée. Son maître d’ouvrage (le commanditaire) est la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre, quoique l’opération soit entièrement sur le territoire de Villejuif. (Le Grand Orly Seine Bièvre qui succède à la CAVB en 2016 deviendra donc le « propriétaire » de cette ZAC). La Sadev est désignée comme aménageur le 12 décembre. La communication de la municipalité et de la Sadev annonce une ville nouvelle de 10 000 habitants, soit un bond en avant de la population de Villejuif de 20%.

 

Octobre 2011 : Les premières réunions publiques, en particulier aux Hautes Bruyères, révèlent une forte réticence populaire à cette ville nouvelle. Une pétition est lancée pour renommer Cancer Campus et obtient gain de cause : la ZAC s’appellera Campus Grand Parc.

 

2011-2012 : pour échapper à la règle des 500 mètres, Villejuif, avec plusieurs communes du Val-de-Marne et Bagneux le long de la future ligne 15, se regroupent en un « Campus Sciences et Santé » afin de négocier un CDT. La ZAC en fait évidemment partie.

 

16 Octobre 2012 : dans le projet de Contrat de Développement Territorial du Campus Science et Santé, une « Fiche action n’1 » apparaît, qui précise les projets de la Sadev.

– Elle ampute tout le Nord-Ouest du parc : le métro sera sur le « Jardin des Simples », et une opération immobilière couvrira la Redoute et toute la partie du parc entre la gare IGR et la Redoute, où le Conseil départemental promettait d’ouvrir un poney club. C’est le « lot D2 ».

                      

La Redoute et le D2 (vus depuis l’autre bord du Jardin du Silence)

– Elle urbanise aussi l’ancien terrain de golf laissé en friche, à l’Ouest du parc / nord de la Redoute et jusqu’au bord de l’Autoroute A6 : le « lot D1 ».

– Elle urbanise la totalité du Terrain des Maraichers et les vergers attenants, ampute toujours du tiers les jardins familiaux de L’Epi d’Or pour y installer la Fac de pharmacie rebaptisée École Universitaire Interdisciplinaire de Santé (EUIS),

– Elle ouvre une route prolongeant l’Avenue de l’Epi d’or à travers le terrain des Maraichers puis traversant tout le parc du sud au nord

La Sadev publie une « vue d’artiste », reprise en affiche par la Ville, représentant le projet de la Fiche action n’°1 avec tout le nord-Ouest du parc urbanisé et un autobus sur la route traversant le Parc.

 

En bleu, la route, en orange la Redoute, en rouge le lot D2 (« urbanisation pieds dans le Parc »), au premier plan le terrain des Maraichers avec en vert pâle les jardins familiaux de l’Epi d’Or. La ligne en violet en bas à gauche est une sortie directe de l’A6 vers l’avenue de la République, proposée par une Fiche action du CDT mais qui sera unanimement refusée. 

 

24 octobre 2012. Le Conseil régional, qui élabore un nouveau Schéma directeur de l’Ile de France (SDRIF), appose une « Grande marguerite » sur le Parc. Cela signifie « Espace vert d’intérêt régional qui doit être maintenu ou étendu. »

 

11 décembre 2012 : Une réunion publique est organisée par le Conseil départemental sur l’effet de la ZAC sur le parc. La question de la route est posée.  L. Garnier, élu villejuifois, vice-président du Conseil général et président de la Sadev, déclare s’opposer à la route dans le Parc.

 

Décembre 2012 : Débat sur l’implantation de l’EUIS dite Fac de pharmacie. Le président de l’université Paris-sud précise qu’il n’a jamais été question pour lui de l’implanter sur le terrain des Maraichers. Il rejette également l’idée, suggérée par les Verts, de l’implanter ZAC Aragon.

 

Décembre 2012, Janvier 2013 : la Redoute et l’espace « D2 » (entre la Redoute et la gare du Grand Paris) sont encore représentés comme espaces verts (non urbanisés) que ce soit par le projet de PLU présenté aux habitants ou dans les projets de la SGP.

 

Janvier 2013 : Consciente de l’opposition de la population à la défiguration du Parc, la SGP renonce à une tour commerciale au-dessus de la gare IGR et adopte une « tour inversée », dans le puits. A l’occasion d’une discussion avec les écologistes, ses responsables confient que la gare aurait été mieux placée plus bas sur la rue Édouard Vaillant. Le surcoût de ce choix, qui oblige le métro à faire une boucle souterraine avec une station 70 m sous terre, est de 50 millions d’euros.

 

12 février 2013 : Présentation d’un nouveau projet Sadev. La route dans le parc est bien abandonnée, mais tout le terrain des Maraichers est urbanisé, sauf une petite bande verte le long de l’autoroute (que sera ultérieurement sanctuarisée et élargie comme « lot E7″). Le golf, La Redoute et toute la parcelle D2 (partie du parc entre celle-ci et la gare IGR) est désormais présentée comme à urbaniser.

 

18 février 2013 : Aux Assises citoyennes de Campus Grand Parc, Mme Cordillot, maire de Villejuif, annonce que la ZAC offrira « 1720 logements, soit environ 10 000 habitants » (voir ici, 3e video). Ce qui représente 6 habitants par logement en moyenne ! Parallèlement la Sadev annonce 250000 m2 de logements, soit des appartements de 145 m2 en moyenne ! Ces promesses improbables laissent deviner un tout autre projet visant effectivement 10 000 habitants (soit une croissance de 20% de la population de Villejuif) mais réparti dans 4000 à 4200 logements. Pourtant 1720 reste le chiffre officiel proposé dans le CDT, tandis que le chiffrage « de 4000 à 4200 logements » s’impose peu à peu dans les discours de la Sadev et de la mairie.

 

Juin 2013 : Le PLU présenté aux élus urbanise la Redoute et la zone D2 du Parc. Les écologistes espèrent encore obtenir que, en compensation, toute l’exploitation horticole du terrain des Maraichers sera transformée en ferme urbaine.

 

Juin 2013 : Enquêtes publiques sur le CDT et sur le SDRIF.

 

Septembre 2013 : les rapporteurs des enquêtes publiques sur le Sdrif et sur le CDT reprennent largement les critiques des écologistes, appellent à la préservation intégrale du parc et écartent les « fiches actions » du contrat lui-même.

 

18 Octobre 2013 : le CDT est signé, reprenant les réserves du commissaire enquêteur. Il prévoit pour la ZAC : 1720 logements, et la cession de la Redoute par l’État à la ZAC « d’ici 2018 ».

 

26 octobre 2013 :Villejuif perd la Fac de Pharmacie. Cependant, Cécile Duflot, ministre (Verte) du logement, ayant offert la Redoute à la Ville dans le cadre d’un »choc de solidarité pour le logement », élus et urbanistes de la ZAC vont s’activer pour troquer cet espace en vue d’y ramener la Fac de pharmacie, les logements étant plutôt prévus à l’écart de l’autoroute.

 

Décembre 2013 : Le PLU de Villejuif est adopté, avec le lot D2, la Redoute et le terrain des Maraichers urbanisés. Il laisse la ZAC en dehors de sa réglementation. En particulier il ne s’oppose pas aux tours de 50 mètres prévues par la Sadev.

 

Avril 2014- Juin 2015 : Changement de majorité à Villejuif : une coalition droite- centre- dissidents socialistes – écologistes a promis de protéger le Parc. Mais il est vite clair que le nouveau maire F. le Bohellec n’entend pas revenir sur l’urbanisation du lot D2, ni sur les tours de 50 mètres. Cependant il négocie avec le Préfet de Région la réduction de la partie résidentielle, de 4000 à 2900 logements.

Natalie Gandais, alors première adjointe à l’urbanisme, lance une révision du PLU. Sous la pression de tous les « partenaires institutionnels », État, Région, Département, Val de Bièvre, Sadev, et du maire le Bohellec, elle renonce à imposer à la ZAC la revégétalisation de D1 et D2 et la règlementation standard de la zone UA (en hauteur, coefficient de pleine terre etc). Mais elle obtient l’inconstructibilité de la moitié ouest du terrain des Maraichers (E7) et du terrain Rameau (une friche arborée au Nord et en dehors de la ZAC) en compensation de l’urbanisation de  la perte du nord-ouest du Parc (Redoute et D2) . Ce compromis est arrêté le 26 juin 2015  après un ultime débat avec la population. 

Bataille confuse sur la bande de protection de 100 mètres le long de l’autoroute où l’on ne peut pas construire d’habitation. Oui mais, 100 mètres du centre ou du bord ? L’autoroute est à 12 voies à cet endroit ! Natalie Gandais impose « 100 mètres du bord » pour des raisons sanitaires évidentes.

 

9 Décembre 2014 : la ZAC est proclamée « Opération d’Intérêt National » (sans que l’on ait jamais su ce que cela impliquait). Une maquette 3D de la ZAC est présentée  en présence du président de Région, M. Huchon. Il confirme le compromis à 2900 logements. (Voir cartes et photos dans cet article avec  calculs dans le commentaire « Précisions, précisions »).

Maquette des nouvelles constructions prévues par la Sadev (en bleu). Le lot D2 est « perdu » pour le Parc (plus la gare IGR en bleu pâle), le lot E7 (terrain des Maraichers) est « sauvé ». C’est l’emplacement prévu par le maire actuel, P. Garzon, pour la ferme urbaine.

 

30 avril 2015 : la SGP intègre les projets de la Sadev dans l’environnement de sa gare et présente de façon réaliste la destruction de tout le Nord-Ouest du parc, avec une barrière de gratte-ciels qui bouche le passage de la Trame verte du Sdrif. La Fac de pharmacie, désormais appelée PUIS (Pôle etc) est maintenant dans le Redoute.

Le disque au centre est la gare des métros M 14 et 15, avec l’actuel IGR derrière. En fait certains gratte-ciels à gauche (lot D1b actuellement à la signature du permis de construire) et à droite seront prévus à 50 mètres. (Cette vue d’artiste du cabinet TDK figure toujours sur le site du Grand Orly Seine Bièvre)

Décembre 2015 : PLU de Villejuif  adopté à peu près tel qu’il a été arrêté. Mais au même moment la Sadev réussit par surprise un coup de force, imposant un « dossier de réalisation de ZAC » avec l’appui de JJ Bridey, alors président de la CAVB et de F. le Bohellec. Ce dossier de réalisation fait repasser la quantité de logements à 3300, avec moins de 25% de logements sociaux. Communistes et écologistes villejuifois s’y opposent en vain, mais obtiennent des engagements verbaux, sur le re-franchissemnet de la barre des 25% et sur le financement de deux groupes scolaires.

Prétextant la non-urbanisation du lot E7, la Sadev annonce qu’elle ne peut plus reconstituer les tennis supprimés dans la ZAC.  Cette phrase contestable « saute  » lors du vote définitif du Dossier de réalisation, le 21 décembre, lors de l’ultime conseil de la CAVB. Le maire F. le Bohellec proposera de les reconstituer  au fond du stade Gabriel Thibault, au nord de la ville sur une friche boisée.

 

Janvier 2016 : les écologistes villejuifois quittent la majorité le Bohellec en dénonçant à la procureure de la République de gros soupçons  de favoritisme dans le marché de la Halle des Sports. De ce fait ils perdent tout accès aux informations concernant la ZAC, sauf ce qui est public.

 

16 Février 2016 : Le Conseil départemental entérine l’amputation du nord-ouest du Parc, dont il est propriétaire, au profit de la SGP pour la gare métro IGR et au profit de la Sadev pour le lot D2. (Voir ici les plans et photos de l’amputation). Plusieurs observateurs, dont Pierre Garzon, conseiller départemental et futur maire de Villejuif, remarquent qu’un bout du Parc, le long de la rue Edouard Vaillent, n’est pas intégré à ce qui reste du Parc alors qu’il n’est n’apparait  pas non plus comme « à urbaniser » dans les projets public de la Sadev ni de la SGP, et ils s’en inquiètent auprès des Verts, qui depuis leur départ n’ont plus accès à aucune information.

 

Février-Mars 2017 : Consultation publique sur la ZAC Campus Grand Parc.

 

Mars 2017 – octobre 2017 : Le rapport du Commissaire enquêteur sur la ZAC est bloqué par le refus de l’IGR qui s’estime exproprié à vil prix par la Sadev. Les élus écologistes dénoncent ce détournement d’une ZAC qui initialement était au contraire supposée financer la recherche sur le cancer. Au nom de la Sadev, le maire F. le Bohellec porte plainte contre eux, mais le rapport du Commissaire enquêteur confirme leurs dires et un accord est trouvé entre l’IGR et la Sadev, qui retire sa plainte cotre les Verts.

 

18 octobre 2017 : Un projet lauréat du concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » confie au promoteur Legendre l’urbanisation de la Redoute avec la Fac de pharmacie (PUIS), hôtel, foyer…

 

17 novembre 2017 : Le rapport du Commissaire enquêteur est publié, il contient des recommandations strictes pour la Sadev.

 

21 novembre 2017 : Le Rapport du  Commissaire enquêteur permet notamment de clore un débat récurrent  depuis un an : la Sadev doit bel et bien participer à la construction, non seulement de l’école nord (emplacement du foyer Adoma à Salvador Allende) mais aussi à l’élargissement de l’école Marcel Cachin au sud, « avec 15 classes » . Il précise que la « coulée verte » départementale réduite à une piste cyclable bordée d’arbres dans la traversée du nord de la ZAC ne peut être considérée comme un élément de la Trame verte du Sdrif.

La ZAC obtient ainsi sa Déclaration d’Utilité Publique avec pour plan et chiffrage officiel :

D1a et D1b sont sur l’ancien terrain de golf, les permis de construire à la signature en septembre 2020. Ce sont, à cette date, les seuls lots commercialisés. E7 est sur le terrain d’un horticulteur encore en activité. Les Verts depuis 2011 et le maire actuel P. Garzon veulent y implanter une ferme urbaine. 

 

Septembre 2019 : Villejuif reperd la Fac de Pharmacie, le ministère de l’intérieur décide de garder la Redoute pour ses propres services à l’horizon 10 ans. (Voir ici un résumé des aventures de la Redoute ). Laissée en friche depuis un certain temps, la Redoute se squattérise peu à peu. À partir de mai 2020 une décharge sauvage s’y installe.

 

28 juin 2020 : la gauche et les écologistes remportent les élections municipales de Villejuif. La suite est connue et racontée sur le présent site : installation d’une décharge sauvage (mais organisée !)  dans la Redoute, premiers permis de construire mis à la signature sur D1b et D1a (le terrain de golf abandonné..) qui déclenchent une remise en cause de certains aspects de la ZAC au sein de la majorité du Conseil.

Parallèlement un nouveau directeur est nommé à la Sadev, il déclare dans la presse centrer le projet Campus Grand Parc (y compris la Redoute) sur sa vocation Recherche-Santé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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