Notre programme : réponse au questionnaire de 94-Citoyens

 

(Nous laissons à la lettre internet 94-Citoyens la responsabilité du découpage des questions et des titres.)

 

 

Transition écologique, vélo, animaux

 

La crise écologique actuelle est l’enjeu le plus brûlant et la responsabilité première de la prochaine municipalité. Elle se noue en deux points : énergie-climat et alimentation-santé-biodiversité.

Il n’y a plus une année à perdre mais rien ne sera sans la participation de tous. Il s’agit de contribuer, à la mesure de Villejuif, à l’effort de la France pour tenir ses engagements internationaux, et d’autre part mettre les Villejuifois et Villejuifoises, autant qu’il est possible, à l’abri d’une dégradation inéluctable de leur cadre de vie.

 

Cela implique :

 

  1. On arrête de bétonner, de densifier, et on végétalise dès la première année tous les espaces libres avec des microforêts, y compris en rendant à la pleine terre des espaces déjà inutilement goudronnés ou bétonnés, pour lutter contre l’effet de serre globale et local, pour rafraîchir la ville et protéger les habitants face au changement climatique désormais présent et qui va s’aggraver (canicules, tempêtes, inondations)
  2. On vote annuellement une « budget carbone » fixant les objectifs de réduction de gaz à effet de serre, pour assurer la contribution équitable de Villejuif aux engagements de l’Accord de Paris et à leur accélération nécessaire, grâce à la pacification des flux automobiles, à l’isolation des édifices, au développement de la géothermie, au compostage…

 

  1. Conformément à la Charte L 214 et à la convention avec le Parti animaliste que nous avons signées, on défend la vie animale et la biodiversité. On nomme une ou un conseiller délégué qui en aura la responsabilité à l’exécutif. On soutient l’activité́ des associations de protection des chats libres, on améliore le dispositif de ramassage des déjections canines. On offre aux chiens des caniparcs où se dégourdir les pattes. On crée une ferme urbaine accueillant des animaux de sauvetage (tels que chiens d’aveugles), offrant aux habitants l’occasion de les côtoyer. On propose aux jeunes de découvrir le travail agricole respectueux des animaux.
  2. On accompagne l’installation du compostage en pied d’immeuble et dans l’espace public, en concertation avec les collectifs d’habitants, les bailleurs et les conseils syndicaux de copropriété. Le compost ainsi obtenu enrichit et fertilise les jardins, vergers et potagers.

 

  1. On passe au bio dans les cantines : voir plus loin.

 

  1. On matérialise au sol, en couleur, le réseau complet de pistes ou de bandes cyclables tel qu’il avait été défini et adopté en 2015, et mis en place de façon bâclée et dangereuse, dans les derniers mois, par le maire sortant. On met en zone 20 les rues étroites où se croisent vélos et voitures. On organise un comité de suivi avec des cyclistes, des handicapés et des personnes utilisant des poussettes, pour pacifier l’usage des voies publiques.

 

  • On double la ligne 7 en demandant des bus supplémentaires, en redemandant au Département la piste réservée aux autobus initialement prévue sur la Nationale 7 et, à défaut : on met en place un système de covoiturage en ligne entre Louis Aragon et la Porte d’Italie.

 

  • On applique la Zone de Faibles Émissions, avec des compensations financières et des alternatives étudiées avec les automobilistes qui ne peuvent pas s’adapter. Et cela sans retard : les particules de diesel tuent en moyenne 100 personnes par an à Villejuif. On l’applique avec fermeté devant les écoles.

Urbanisme

 

Villejuif était déjà plus dense que ses voisines en 2013, et le Schéma directeur d’ile de France, comme le PLU 2013, la densifiaient encore. Le PLU adopté en 2015 sous la responsabilité de Natalie Gandais réduisait les hauteurs de 10 mètres dans chaque zone et diminuait la surface urbanisée par la ZAC Campus Grand Parc à l’intérieur du Parc des Hautes bruyères.
Il est clair aujourd’hui que cet ajustement était insuffisant.

 

  1. Nous mettrons en œuvre un nouveau PLU moins dense et augmentant significativement la surface de pleine terre et les zones inconstructibles réservées à la végétation.

 

  1. Nous refusons le « Villejuif de 90 000 habitants » promis par le maire sortant aux « investisseurs » du journal Le Monde, nous poserons un moratoire sur tout nouveau projet immobilier collectif jusqu’à l’ouverture des lignes 14 et 15 du métro (2025)

 

  1. On réservera les boutiques en pieds d’immeuble de l’OPH, à loyer préférentiel, aux initiatives de l’économie sociale et solidaire et aux commerces que l’on souhaite voir se développer (alimentation saine, réparation vélo et petit matériel électrique, cafés solidaires, expression artistique, recycleries, etc)

 

  1. On récupèrera les réserves foncières pour assurer les services publics et équipements scolaires, sportifs et culturels nécessaires à une Ville dont les constructions prévues par le maire sortant augmenteraient déjà de près de 50% la population.

 

  1. On organisera le stationnement en centre-ville pour assurer l’accès aux commerces, en négociant l’accès aux parkings peu utilisés, en organisant la livraison à domicile par de petits véhicules, avec des parkings pour deux-roues suffisants, etc.

 

Logements

 

  1. On se fixe pour cible 36 % de logements sociaux (norme de la Communauté du Val de Bièvre) en assurant ou rétablissant la mixité sociale et la mixité des emplois au niveau des micro-quartiers, en y développant l’économie solidaire et en créant des « régies de quartier » (associations d’emplois aidés qualifiant  les jeunes chômeurs par l’activité économique au service du quartier) .

 

 

  1. On institue le contrôle des loyers pour bloquer la spéculation immobilière. On reloge dans Villejuif à coût équivalent les ménages expulsés par la rénovation urbaine, et on développe l’accession sociale à la propriété pour assurer aux jeunes ménages un parcours résidentiel.

 

  1. On négocie pour l’OPH une fusion avec l’actuel regroupement en cours des OPH des Villes voisines du Val de Bièvre, afin de garder un droit de regard démocratique, par la Ville et les usagers, sur sa gestion.

 

 

 

Sécurité

 

La ville est malheureusement restée largement sous le contrôle de l’économie de la drogue, ce qui désespère les parents. La réponse policière ne suffit pas ! N’oublions pas non plus que la principale insécurité vient des accidents. Or le rapport sur la sécurité incendie des immeubles OPH a été « caviardé » pour financer sa vente à la Caisse des dépôts.

 

  1. On pérennise la police municipale en la faisant évoluer vers un rôle d’ilotiers proches des quartiers où ils opèrent, et parallèlement on embauche des animateurs, éducateurs et médiateurs pour assurer la prévention. On démonte les caméras de surveillance dotées de la capacité de reconnaissance faciale, pour préserver le droit à la vie privée.
  2. On réactive les « structures ouvertes » pour permettre aux enfants de développer des projets épanouissants et utiles (aides réciproques, action vers les pays en difficulté, création artistique, danse, etc), on négocie des contrats de stage avec les entreprises des environs, afin de compenser l’absence des parents et de détourner les ados des séductions du trafic de drogue.

 

  1. On assure la sécurité dans la circulation en avertissant les auteurs d’incivilités cyclistes ou automobiles (stationnement sur une piste cyclable, conduite de véhicule polluant dans la journée, non-respect des zones 50, 30 et 20 km/h), on informe les automobilistes du passage de cyclistes à contre-sens, on offre une formation à la sécurité routière dans les écoles et collèges.

 

  1. On réévalue les risques d’incendie et on s’engage sur les mesures nécessaires.

 

 

Handicap

 

Une ville qui n’aime pas les vélos n’aime pas non plus les handicapés. C’est pourquoi nous associerons les handicapés à la révision pratique et à la sécurisation du « plan Vélo et Déplacements doux ». Les handicapés ont en outre des problèmes spécifiques : descente et encombrement des trottoirs, etc. En laissant les promoteurs construire à raz-bord du PLU, sans prendre en compte la densification entrainée par les nouvelles constructions, le maire sortant a rendu les choses encore plus difficiles : il va falloir un plan de libération et d’élargissement des trottoirs, ce qui passe en centre-ville par un nouveau partage avec la chaussée automobile, qui sera bien sûr l’objet d’une large concertation.

 

Au-delà des déplacements, la Ville reste en retard sur la mise en conformité avec les directives européennes datant de… 1997, quant à l’accessibilité aux handicapés de tous les bâtiments accueillant du public. Nous en ferons l’inventaire avec les usagers et procéderons d’urgence aux travaux nécessaires.

 

Un conseil citoyen du handicap proposera les travaux d’adaptation nécessaires (voirie, accessibilité des bâtiments) pour améliorer la vie des personnes handicapées, et veillera à l’accueil des sportifs en situation de handicap.

 

 

Démocratie locale

 

C’est devenu sous le maire sortant le problème n°1, avec une gestion très autocratique qui l’a coupé de tous ses partenaires initiaux et a fait éclater son propre camp. Il faudra rétablir d’abord la simple légalité républicaine, la liberté d’expression publique, arrêter la gestion du personnel municipal par la terreur et les cris, revenir en somme au « normal ».

Au delà, nous proposons une forme de gestion de la Ville « en archipel » associant les élus, les services, les associations et les incitatives citoyennes.

 

  • On met en place des conseils de quartier disposant d’un budget participatif.

 

  • On développe plusieurs « régies de quartier » (embauchant des jeunes et les formant) pour nettoyer, entretenir et embellir les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville et les rues environnantes, recycler plutôt que jeter, intervenir rapidement pour les petites réparations, enseigner le compost.

 

  • On crée une 4eme Mairie annexe dans le quartier du 8 mai et on désigne 4 maires-adjoints de quartier afin d’animer la démocratie directe, la vie associative et la participation de toutes et tous, afin que plus rien ne se fasse sans les habitants. On refuse le cumul des mandats.

 

  • Pour l’égalité entre les femmes et les hommes, on dessine une ville attractive et accessible à toutes et tous comme moyen de lutter contre les violences sexuelles et sexistes dont sont victimes les femmes. On veille à des budgets paritaires en genre quant à leurs bénéficiaires, et on intégrer la parité dans tous les jurys d’aménagement et de prise de décision. On organiser des marches exploratoires dans les quartiers avec les habitantes pour faire le relevé des problèmes et discuter comment les résoudre.

 

 

Finances locales

 

Le candidat sortant a fait du désendettement de la Ville son indicateur stratégique, ce qui était une erreur par temps de taux d’intérêt négatif. Pour cela il a bradé les réserves foncières qui seront demain nécessaires au développement des services publics pour une population croissante, il a différé les dépenses nécessaires de fonctionnement et d’invertissement pourtant votées, accumulant un « magot » de 30 millions d’euros en septembre 2019 : une erreur  de gestion énorme qui lui a fait perdre sa majorité municipale.

 

A l’inverse :

 

  1. On profite de la période de taux d’intérêts négatifs pour accélérer et anticiper les travaux nécessaires au maintien et à l’élargissement du parc immobilier de la Ville, en particulier des immeubles à toit terrasse pour lequel Natalie Gandais avait fait adopter un plan de réfection générale en 2015 : plus on tarde, plus ce sera cher.

 

  1. Loin d’utiliser le non-recrutement d’une centaine d’agents pourtant budgétés pour dégager des excédents illusoires, on assure le recrutement et la formation des agents nécessaires, afin de limiter au maximum le recours (coûteux) à la sous-traitance externe, on rétablit la confiance dans leur professionnalité et le dialogue social, afin d’en finir avec les dépressions, départs et suicides.
  2. On est intraitable sur la probité, la transparence et la lutte contre les délits de favoritisme dans l’attribution des marchés publics (qui sont aujourd’hui l’objet de plusieurs signalements à Mme la Procureure et enquête policière), avec mise en concurrence systématique, qu’il s’agisse de l’achat de services ou de revente de biens municipaux.

 

 

Seniors

 

Les seniors du 3e âge sont aujourd’hui les principaux acteurs de la vie associative et démocratique bénévole !  Nous nous appuierons sur eux pour de nombreuses taches impliquant la mobilisation des particuliers : inventaire et protection de la faune et de la flore, éducation à la propreté, transmission du patrimoine et de l’histoire de la ville aux enfants, etc.

Pour les personnes plus âgées, des initiatives de convivialité et de rencontre verront le jour. Une maison de retraite alternative sera conçue, accessible aux plus modestes.

 

Education, santé , petite enfance

 

L’éducation est une responsabilité de la Ville, pas seulement dans les interstices laissés par l’Éducation nationale au sein des écoles communales, mais aussi en direction des collègiens et lycéens.

Nous offrirons aux enfants une formation à l’égalité garçons-filles, au refus du racisme, à la critique des bobards internet, et une éducation à la communication non-violente, pour assurer la paix dans les classes et pour éviter plus tard aux ados de s’auto-dévaluer sur le marché du travail et dans leurs relations sociales par des comportements brutaux.

 

Nous embaucherons un personnel d’assistant scolaires adultes (ATSEM…) suffisant pour aider les enseignants, les parents et les enfants. On limitera l’usage des écrans et de la wifi dans les écoles et on éliminera les produits d’entretien toxiques.

 

Nous développerons les crèches, même privées en étant particulièrement exigeant et scrupuleux dans les marchés publics, et mettrons en place des Maisons des Assistantes Maternelles.
Restauration collective

 

La cantine scolaire est le principal lieu où l’on combat, et prépare à combattre, les inégalités sociales de santé, c’est une des principales responsabilités d’une municipalité écologiste et solidaire.

On se fixe un objectif de 100% bio dans les cantines scolaires, y compris pour le petit déjeuner et les goûters, car c’est pour beaucoup d’enfants les seuls repas corrects qu’ils prennent dans la journée. On offrira une option sans viande, équilibrée en protéines, pour ceux qui n’en mangent pas.

 

Loisir culture

 

Villejuif est riche de la diversité de ses habitants et de leurs cultures multiples.

 

Dès le printemps 2020, on organisera des assises de la culture, pour définir ensemble, avec les habitants de tous les quartiers, les professionnels de l’école des beaux-arts, des conservatoires de musique et de danse, le théâtre, la médiathèque, les associations, les enseignants, les parents, les jeunes, quels sont les besoins, les attentes, les orientations et les priorités d’un projet culturel partagé.

 

Pour toutes et tous, on développera une université populaire.

 

Sports

 

Le sport est d’abord un temps où l’on entretient son corps, on forme son caractère tout en se délassant d’autres soucis, et l’on apprend le respect de l’autre. La priorité doit donc être le sport loisir, participatif, et non le sport-spectacle et le sport de compétition, qui ne sont pas la responsabilité d’une municipalité. Cela, sans ignorer qu’une équipe exemplaire peut attirer des jeunes dans la pratique d’un sport : mais il faut faire des choix budgétaires, et telle est la boussole de nos priorités.

 

Un autre arbitrage important est l’égalité garçons-filles dans les dépenses sportives, y compris dans l’attribution du foncier que le candidat sortant n’aura pas encore vendu. Une étude sur la répartition par sexe de la surface dédiée au sport, lors du PLU, a montré que les filles se voient attribuer beaucoup moins de place que les garçons.

 

Une première réponse est de faire accéder les filles aux sports occupant beaucoup de place (football, rugby). Une autre est d’accorder plus de place aux sports déjà plus fréquentés par les filles.

 

Ainsi : nous chercherons à développer les espaces dédiés à la danse et à l’équitation. Notamment, nous récupérerons sur le terrain Rameau (SIPB) le Poney-club que le Val de Marne avait prévu sur le parc des Hautes-Bruyères et qui a été consommé par la construction de la Gare Gustave Roussy.

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